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Ce que j’écoute en décembre

Avant le départ

Décembre ralentit. (English version)

Les jours raccourcissent, les sons changent. De ma fenêtre, j’entends les derniers sons avant d’arriver en Grèce pour accompagner mon père : la rivière qui coule en contrebas de notre habitation. Assis sur le balcon, j’ai situé cette source double — un son de la rivière coulant depuis les hauteurs et traversant la forêt sur ma gauche, et le brouhaha face à moi.

L’enregistrement ici en Grèce a été celui d’un marché qui se tient mensuellement dans le quartier. Un marché bio — petit, convivial. Le son a été celui des marchands promouvant leurs produits, la route durant la marche pour y aller, et avec le téléphone, une musique qui provenait de l’église orthodoxe annonçant les fêtes de Noël.

Ces semaines, je lis : Tim Ingold, sur le mouvement et la perception. Pauline Oliveros, sur l’écoute profonde.

Des textes qui n’apportent pas de réponses mais ouvrent des questions. C’est exactement ce dont j’ai besoin avant de partir.



Grèce, 25 décembre. Lire Ingold, écouter les vagues, préparer Taiwan.

Fin janvier, je m’envole pour Taiwan. Écouter un lieu que je n’ai jamais entendu. Je ne sais pas encore ce que j’y trouverai. J’ai été honoré d’être sélectionné pour cette résidence afin de faire exactement cela — découvrir ce qui se cache sous la surface de la répétition, et le rendre audible.

En attendant, décembre. Préparations. Listes. Et ces moments où je m’arrête, casque sur les oreilles, pour écouter ce qui est encore là — avant que tout change.

Je partagerai davantage en janvier. Pour l’instant, juste ceci : je lis, j’écoute, je me prépare.

Un joyeux Noël à ceux qui le célèbrent, et une belle fin d’année à chacun d’entre vous.

À bientôt,
Andrea